lundi 24 novembre 2025

Ite Missa Est

Tous nos témoignages sont désormais à disposition, certains réels, d'autres virtuel et fantôme.

Le procès en appel touche à sa fin.

Nous arrivons donc au bout du chemin.

Notre engagement auprès des familles pour la Vérité et la Justice fut total.

Nous étions guidés par la conviction que les 228 passagers et membres d'équipage du vol AF 447 n'auraient jamais dû se trouver dans la situation catastrophique qui a conduit à leur disparition.

Puissent les responsables de cette tragédie être déclarés coupables. 

*** 

Voici regroupés ici, tous nos témoignages et tous les articles publiés sur ce blog :

Témoignages :

Témoignage de l’association « Entraide et Solidarité AF 447 ». 12 novembre 2025. Cour d’appel de Paris.

Le témoignage de Catherine HOLM (document support). 20 octobre 2025. Cour d'appel de Paris  

Le témoignage de Laurent LAMY (partie civile). 12 novembre 2025. Cour d'appel de Paris.

"Mon témoignage virtuel en conditions du réel" par Alain LE CARROUR 

Le témoignage de Jean DAGUET. 20 octobre 2025. Cour d'appel de Paris

Témoignage de Patrick LAYRISSE. 20 octobre 2025. Cour d'appel de Paris 

Le témoignage fantôme d'Henri Marnet-Cornus (vidéo)

Tous les articles publiés sur ce blog

Tous les articles: table des matières 

 

Lien :   Pour ne pas oublier les victimes d'accidents aériens et leurs familles

 


 

Témoignage de Patrick LAYRISSE. 20 octobre 2025. Cour d'appel de Paris

 Patrick Layrisse a présenté ce diaporama devant la Cour. Le voici au format PDF.




 Pour accompagner ce diaporama, voici l'analyse de Patrick suite au jugement correctionnel de 2023 :

« Je considère que cet accident a deux points clés : les sondes Pitot et l’absence de Protection Basse Vitesse. Le cas des sondes Pitot a été très bien traité par les conseillers techniques.

Airbus s’appuie sur deux points :

·       Les conditions spéciales ne s’appliquent qu’en loi normale.

·       L’application de la procédure IAS Douteuses suffisait à maintenir l’avion en sécurité.

Il faudrait beaucoup de temps pour démonter un par un les arguments d’Airbus. A travers ce diaporama j’ai essayé de faire ressortir l’essentiel. Il n’est qu’un support, la trame des explications verbales.

dimanche 23 novembre 2025

Témoignage de l’association « Entraide et Solidarité AF 447 ». 12 novembre 2025. Cour d’appel de Paris.

 

Par Madame Danièle LAMY
 
 

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs de la cour, Mesdames et Messieurs les avocats, Mesdames et Messieurs.

A la suite de la tragédie du vol AF 447, survenue dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009, un drame humain et collectif sans précédent a bouleversé des centaines de familles à travers le monde.

Face à l’immensité de la douleur, à la complexité des démarches administratives et judiciaires, mais aussi à la nécessité de préserver la mémoire des victimes est née en septembre 2009 l’association « Entraide et solidarité AF 447 ».

Dès les premiers jours, l’association s’est engagée sans relâche pour fédérer les familles, les soutenir moralement et les accompagner dans leurs démarches.

 Portée par une profonde empathie et un sens aigu de la justice, l’association prendra, au fil du temps, une dimension humaine et solidaire.

Aujourd’hui encore, elle poursuit ce travail de mémoire et de soutien, rappelant que derrière chaque nom, il y a une vie, une famille, une histoire.

Elle se rapprochera d’autres associations étrangères, brésilienne, italienne, et surtout allemande, Hiop, avec qui elle nouera une relation permanente constructive.

C’est avec beaucoup de tristesse que j’évoque aujourd’hui la disparition de Mme Barbara Crowlow, vice-présidente de Hiop décédée quelques mois à peine après le procès de 2022.

Solidairement, régulièrement, nous poursuivons jusqu’à ce jour avec M. Gans président de Hiop, notre travail d’enquête pour qu’on n’oublie pas, pour que justice soit rendue et qu’aucune famille ne reste sans réponse.

Sa détermination à la recherche de la seule réponse qui vaille soutient son action durant ces 16 années d’interminables vicissitudes procédurales et expertises souvent discordantes.

« Comment une telle tragédie a-t-elle pu se produire et pourquoi n’a-t-elle pas été évitée ? »

mercredi 19 novembre 2025

"Mon témoignage virtuel en conditions du réel" par Alain LE CARROUR

 

DÉCLARATION

                         Présentation                                                                       19/11/2025                                                                          

Mme la Présidente, Mme Mr les juges

Je m’appelle Alain LE CARROUR, j’ai 76 ans et je suis retraité de l’Armée de l’Air et de l’Aviation civile.

J’ai été pilote de Chasse et de transport militaire puis Pilote et Commandant de bord dans l’aéronautique civile, à Air Inter puis Air France, de l’Airbus A319 à l’A340.

J’ai été aussi sans interruption Représentant des personnels aux CHSCT-PN d’Air Inter puis d’Air France pendant 18 ans, de 1990 à 2008. Secrétaire pendant 3 ans, de 1997 à 2000.

Je suis conseiller technique bénévole de l’association E&S AF447 qui m’a fait citer comme témoin devant votre instance afin que je mette mon expérience au service de la manifestation de la vérité.

J’ai été le rédacteur de la proposition alertant Air France  sur le danger du mauvais  classement de la procédure STALL. Proposition votée par le Comité en mars 2002. Accompagnée d’une question en mars 2002 et relancée par une deuxième question en juin 2002. La motivation du refus actée en réunion puis confirmée par le Président par lettre au secrétaire le 15 octobre 2002 étant incohérente et incompréhensible Pièce N°1 

Mes présentations de 1° instance sont jointes à mon témoignage :

 Sondes Pitot  et Évaluation du risque et Diagramme de Reason

 Six observations préalables 

Cette audition étant orale et sans support matériel, sauf votre accord, je suppose que les éléments essentiels auxquels mes propos font référence figurent dans le dossier d’instruction. Si besoin, je les ai rassemblés dans une clé USB tenue à votre disposition.

J’ai transmis en 2011 et 2012 trois courriers à la Juge instruisant le dossier. A ma connaissance, sans suite sinon l’A/R.

Je joins ces  courriers à ma déclaration, en mettant les pièces jointes associées en continuation des textes des lettres.

  -Lettre du 9 Décembre 2011 avec les documents relatifs à la Proposition du CHSCT-PN. Pièce N°1  

  -Lettre du 27 janvier 2012 avec une étude technique de l’arbre des causes, synthèse de mon expérience et des éléments déjà connus relatifs à l’accident. Pièce N°2

  - Lettre du 9 septembre 2012 avec 1 CD contenant mes observations relatives au rapport final du BEA (lire la synthèse de mes observations) et la version électronique (PDF et XLSX) de mon étude technique de l'arbre des causes déjà transmise sous forme papier. 

dans nos métiers de navigants, le concept de « formation » comprend toujours 4 phases indissociables : la transmission magistrale des connaissances, l’entraînement, le maintien et la vérification des compétences.

comme mentionné dans son préambule, seul le « Manuel d’exploitation » est opposable à un navigant qui doit y trouver tout ce qui est nécessaire à l’exercice en sécurité de son métier dans son entreprise et qu’il est tenu de respecter.

Si elle le juge nécessaire l’entreprise y transcrit, les « dires  et écrits » de l’Autorité et du constructeur. J’ai joint l’extrait du Manuel d’utilisation relatif à la doctrine AF d’exécution des procédures. Pièce N°4 

Souvent d’inspiration anglo-saxonne, les Règlements de sécurité régissant l’aviation civile comprennent souvent la lettre et l’esprit. La lettre s’impose ; l’esprit est souvent écarté et traité comme une variable d’ajustement économique quand il s’agit de « gestion »* des risques. « Nous ferons le minimum requis ». Affirmation souvent entendue et qui clôt tout débat. Pour l’AF 447 s’agissant du classement du risque, n’a-t-on pas écarté l’esprit (l’impact sur les pilotes) pour éviter le classement « Unsafe » ?.

*on est passé au cours du temps et au niveau mondial de la « Sécurité des vols » à la « Gestion des risques » puis à l’ « Assurance qualité ». Une évolution sémantique pas anodine ni désintéressée, aux plans économique et financier.

En certification d’un nouveau produit, outre les connaissances déjà acquises, les analyses de risques, les études, les simulations, les essais, etc. il parait logique de raisonner aussi en probabilités d’occurrence acceptables ;

En suivi de navigabilité, lorsque le retour d’expérience fonctionne, en particulier quand un Commandant de bord, par ailleurs très qualifié, rapporte un cas vécu par lui et alerte sur un risque de sortie de domaine de vol, ce seul cas doit suffire à envisager le pire et à prendre immédiatement les mesures adéquates.

L’argument comptable de la « probabilité d’occurrence » ou du « cas d’espèce » est alors inacceptable, intolérable voire criminel. 

                                                               Faits et Analyse

Dans un premier temps, je souhaiterais exposer les 3 raisons pour lesquelles, d’après moi, Air France, en relation avec Airbus, a refusé de tenir compte de l’alerte de son CHSCT-PN.

Dans un second temps j’exposerai comment une réponse favorable à l’alerte du CHSCT-PN aurait certainement contribué à l’évitement de l’accident.

Enfin, je souhaite apporter des précisions issues de mes réflexions et de mon expérience sur des aspects techniques qui, parmi de nombreux autres, me semblent essentiels dans ce dossier. Je pourrai bien sûr, si besoin, développer mes observations sur ces sujets ou sur d’autres qui pourraient relever de mes compétences.

jeudi 13 novembre 2025

Le témoignage de Laurent LAMY (partie civile). 12 novembre 2025. Cour d'appel de Paris.

 

 

  1. Madame La Présidente, mesdames et messieurs,

 

  1.  Je m’appelle Laurent LAMY, je suis ingénieur réseau en informatique, et j’avais 6 ans de plus que mon frère Éric qui est décédé dans ce crash.
  2.  Je fais partie des membres fondateurs de l’association E&S AF447 depuis ses débuts en juillet 2009. J’ai commencé très vite à m’intéresser à la localisation de l’épave et aux raisons de ce crash car il m’était insupportable de ne pas comprendre la disparition de mon frère.
  3.  Alors, j’ai commencé à lire beaucoup sur internet, les forums spécialisés en aéronautique tout d’abord, puis beaucoup de rapports d’accidents, les directives de nombreux états, certaines parties du CS25 et du dossier judiciaire. Je me suis rendu également à plusieurs colloques de la sécurité aérienne et j’ai rencontré beaucoup de professionnels, de l'aéronautique principalement, qui avaient proposé leur aide à l’association.
  4. Je suis donc naturellement à l’origine d’une très grande partie des demandes d’actes rédigées par l’association à destination des juges d’instruction en 2011, 2013, 2014 et 2017 ; j’ai également avec Henri MARNET CORNUS un de nos conseillers techniques apporté les éléments techniques qui ont permis aux avocats de notre association de rédiger le mémoire en réponse à l'ordonnance de non-lieu du mois d’août 2019.

Le témoignage de Jean DAGUET. 20 octobre 2025. Cour d'appel de Paris

 

Madame la Présidente, Mesdames Messieurs, Jean Daguet, j’ai 73 ans et suis retraité depuis début 2013.

Lors de l’accident de l’A330 effectuant le vol Rio-Paris le 1er juin 2009, j’exerçais les fonctions de CDB et d’instructeur A330 et A340 à la compagnie AF. Mon expérience professionnelle est d’environ 20 000HDV tous types d’avions confondus. J’ai effectué une bonne partie de ma carrière de pilote de ligne sur des avions de type Airbus. Mon expérience sur les avions Airbus à commandes électriques A320, 330 et 340 doit être d’environ 14 000 HDV.

J’ai fait ma formation initiale sur planeur et pratiqué la voltige aérienne en compétition. J’ai une assez bonne expérience à la fois des CDV classiques, des CDV électriques ainsi que des sorties de domaine de vol sur avions conventionnels conçus pour cela.

L’instructeur dans le cadre d’une compagnie aérienne, participe à la formation, au contrôle et au maintien des compétences des OPL et des CDB en vol et au simulateur. Il est normalement au cœur des messages de prévention et de formation à délivrer à l’ensemble des pilotes de son secteur de vol.

Ma déclaration concerne la période allant du printemps 2008 à début 2013 date de mon départ en retraite. Au cours de cette période j’ai été témoin et/ou acteur de divers événements.

Le témoignage de Catherine HOLM (document support). 20 octobre 2025. Cour d'appel de Paris

 

Le document donnant les références des éléments apportés par Catherine peut être téléchargé ICI

Ière partie :  La sortie du domaine de vol et ses conséquences

Selon le BEA, le PA s’est désengagé à 2 h 10 min 05 s  (BEA p. 24)

La première alarme décrochage complète a retenti à 2h 10min 51,4s (BEA CVR p. 251 note 17).

Et l’avion était sorti du domaine de vol connu à  2 h 10 min 54,1 s (BEA p. 95 note 18)

Moins de 3 secondes après le retentissement de la première alarme décrochage complète.

Quand j’ai pris connaissance du Jugement par l’association, j’ai été surprise de lire page 99 qu’Airbus indique :

Après la sortie du domaine de vol, les actions et omissions de l’équipage sont sans incidence sur l’issue fatale, rien ne permettant de démontrer que l’avion était récupérable,

lundi 10 novembre 2025

Le témoignage fantôme d'Henri Marnet-Cornus (vidéo)


Je devais apporter mon témoignage le 19 novembre 2025 devant la Cour d'appel de Paris mais les avocats y ont renoncé car me faire témoigner ce jour-là était soi-disant déplacé dans le contexte et possiblement contre productif selon leur stratégie. (?) 

C'est pour cela que j'ai réalisé cette vidéo, avec l'accord de l'Association Entraide & Solidarité AF 447, à partir du diaporama que je devais présenter. J'ai ajouté mes commentaires.

mardi 12 août 2025

Tous les articles: table des matières

 4 rubriques : Débats, Points de vue, Vidéos, Analyses.

Bonne lecture de ces 41 articles !

Débats

Ouverture des débats

 Débats (1) : Les sondes Pitot et leur réchauffage (PHC)

Débats (2) : Le fonctionnement inapproprié* du directeur de vol (FD)  

Débats (3) : La sous-estimation du risque lié à la perte des vitesses consécutive au blocage des trois sondes Pitot à haute altitude. 

Débats (4) : Le fonctionnement inapproprié de l’ECAM (Electronic Centralized Aircraft Monitoring) 

 Débats (5) : Traitement des incidents antérieurs par le constructeur

Débats (6) : le fonctionnement inapproprié de l’alarme décrochage. 

Débats (7) : Le non-respect de la règlementation par Airbus et Air France 

Débats (7-1). Le non-respect de la règlementation : défauts d’information des pilotes.

Débats (7-2). Le non-respect de la règlementation : La stabilité non positive de l’A330.  

Débats (7-3). Le non-respect de la règlementation : L’équipement des avions avec des sondes Pitot. 

Débats (7-4). Le non-respect de la règlementation : Limitation d’utilisation des sondes Pitot AA. 

Débats (7-5). Le non-respect de la règlementation : L’interface pilotes/avion. 

Débats (7-6). Le non-respect de la règlementation : Entraînement adéquat des pilotes.  

Débats (7-7). Le non-respect de la règlementation : La prévention des risques 

Débats (7-8). Le non-respect de la règlementation : L’alarme décrochage

Débats (7-9). Le non-respect de la règlementation : L’entraînement au décrochage  

 

Points de vue

 Réflexions sur le jugement correctionnel

Parole d'expert : la cause de l'accident 

Le point de vue d’un de nos auteurs, pilote de ligne très expérimenté.  

Le point de vue d’un de nos auteurs, lui aussi pilote de ligne très expérimenté. 

Une situation catastrophique : le point de vue d’une Intelligence Artificielle. 

Le RIO – Paris ne répond plus 

 

Vidéos 

Le modèle de REASON

Les sondes Pitot

La sous-estimation du risque

Evolution de la météo dans la ZCIT au cours du vol 

Le décrochage du vol AF 447 : un "Deep Stall"


Analyses

Le chemin de croix des familles pour la vérité et la justice

Le décrochage de l'A330 

Eviter les zones à risque 

 Un risque catastrophique

Stratégie 

Un lien de causalité certain avec l'accident 

Une mine d'or 

Exemple d’un grave manquement d’Airbus et d’Air France non débattu pendant le procès correctionnel 

Evolution de la météo dans la ZCIT au cours du vol  

Une situation catastrophique (suite) 

Procès correctionnel. Les débats et conclusions 

L'accident expliqué selon le modèle de Reason  

Le délit déterminé selon la Loi FAUCHON… 

Evènements significatifs, chronologie. Partie 1/2 

Evènements significatifs, chronologie. Partie 2/2 

La Stabilité Statique, l’équilibre d’un avion en vol 

Reconstitution du scénario menant à l’accident 

 

 


jeudi 24 juillet 2025

Reconstitution du scénario menant à l’accident

 

Ce scénario restitue de manière cohérente les enchaînements opérationnels et techniques qui ont conduit à l’accident du vol AF447. Il met en évidence les facteurs déterminants, tant du point de vue de la conception que de la prévention des risques.

jeudi 17 juillet 2025

Le RIO – Paris ne répond plus

 AF 447 « le crash qui n’aurait pas dû arriver » par Gérard ARNOUX publié en juillet 2019 aux éditions l’Harmattan.

vendredi 11 juillet 2025

Une situation catastrophique : le point de vue d’une Intelligence Artificielle.

 

Nous avons posé cette question à une Intelligence Artificielle (ChatGPT).

« En 1999 Airbus concluait que la perte des vitesses associée à la perte de l'alarme décrochage et à la perte des protections de vitesse était un risque catastrophique. Peut-on considérer que le vol AF 447 s’est retrouvé dans cette situation ? »

Voici sa réponse :

mardi 1 juillet 2025

La Stabilité Statique, l’équilibre d’un avion en vol

 

La vitesse crée la portance. Si la vitesse augmente la portance augmente, lavion va vouloir monter, et a contrario si la vitesse diminue la portance diminue et l’avion va vouloir descendre.

dimanche 29 juin 2025

Débats (7-9). Le non-respect de la règlementation : L’entraînement au décrochage

 

L’obligation de sécurité prévue par le Règlement (CE) 216/2008, annexe 3 paragraphe 1.d.1, n’a pas été respectée :

vendredi 27 juin 2025

Débats (7-8). Le non-respect de la règlementation : L’alarme décrochage

 

L’obligation de sécurité prévue par le JAR 25.207 (b) n’a pas été respectée :

mercredi 25 juin 2025

Débats (7-7). Le non-respect de la règlementation : La prévention des risques

 

Manquement d’Air France à l’obligation de sécurité prévue par l’OPS 1.037 (L’OPS 1 établit les exigences applicables à l’exploitation de tout avion civil à des fins de transport aérien commercial) :

lundi 23 juin 2025

Débats (7-6). Le non-respect de la règlementation : Entraînement adéquat des pilotes.

 

L’obligation de sécurité prévue par le Scénario 22 de l’analyse de sécurité d’Airbus (1999) n’a pas été respectée :

samedi 21 juin 2025

Débats (7-5). Le non-respect de la règlementation : L’interface pilotes/avion.

 

L’obligation de sécurité prévue par le JAR 25 1309 n’a pas été respectée :

jeudi 19 juin 2025

mardi 17 juin 2025

Débats (7-3). Le non-respect de la règlementation : L’équipement des avions avec des sondes Pitot.

 

L’obligation de sécurité prévue par le JAR.25.1309 n’a pas été respectée. Le JAR 25 est le document de base de la certification de l’A 330.

dimanche 15 juin 2025

Débats (7-2). Le non-respect de la règlementation : La stabilité non positive de l’A330.

 

Règlements (CE) 1592/2002 ou 216/2008 Annexe 1 : Exigences essentielles en matière de navigabilité

2.a.2. L'aéronef doit pouvoir être contrôlé et manœuvré en toute sécurité dans toutes les conditions d'exploitation prévisibles,

2.a.4. L'aéronef doit présenter une stabilité telle que les exigences imposées au pilote ne soient pas excessives compte tenu de la phase de vol et de sa durée.

2.a.7. Les caractéristiques de l'aéronef et de ses systèmes doivent permettre de rétablir la situation en toute sécurité après les conditions extrêmes de l'enveloppe de vol qui peuvent être rencontrées.

vendredi 13 juin 2025

Débats (7-1). Le non-respect de la règlementation : défauts d’information des pilotes.

 Parmi les règles communes en Europe dans le domaine de l'aviation civile on retrouve ces exigences essentielles qui n’ont pas été respectées (Référence : Règlements CE 1592/2002 ou 216/2008 Annexe 1). :

1.c.4. Les informations nécessaires pour le bon contrôle de la conduite du vol et les informations relatives aux conditions pouvant compromettre la sécurité doivent être fournies à l'équipage /…/ d'une manière claire, cohérente et non ambiguë.

2.b. Les limites d'exploitation et les autres informations nécessaires pour assurer la sécurité du fonctionnement doivent être portées à la connaissance des membres de l'équipage.

Or les pilotes du vol AF447 n’avaient pas été informés :

mercredi 11 juin 2025

Débats (7) : Le non-respect de la règlementation par Airbus et Air France

 

Dans son jugement, le tribunal correctionnel a affirmé qu’Airbus et Air France ont respecté la réglementation en vigueur mais sans préciser laquelle. Il n’y eut aucun débat à ce sujet pendant le procès. Personne n’a essayé de démontrer le contraire.

Nous vous proposons une série de 9 articles pour pallier cette lacune :

jeudi 29 mai 2025

Débats (6) : le fonctionnement inapproprié de l’alarme décrochage.

 

A 2h10mn10,4, cinq secondes après la déconnexion du pilote automatique à la suite du blocage des sondes Pitot, une voix synthétique retentit très brièvement « STALL STALL » dans le poste de pilotage saturé d’alarmes et alertes visuelles et auditives. Le pilote en place gauche s’exclame « qu’est-ce que c’est que ça ? ».

jeudi 15 mai 2025

Le décrochage du vol AF 447 : un "Deep Stall" (vidéo)

 Ils n'auraient jamais dû se trouver dans cette situation catastrophique.

jeudi 1 mai 2025

Débats (5) : Traitement des incidents antérieurs par le constructeur

 

Selon le jugement (page 119) l’analyse des incidents (par le constructeur) vise à rapprocher ces derniers de pannes types décrites dans des classifications de pannes élaborées lors d’analyses de sécurité par le constructeur en vue de la certification ou à l’occasion du suivi de navigabilité… Une fois le rapprochement effectué, l’incident analysé reçoit le degré de criticité attaché à la panne décrite dans l’analyse de sécurité.

Nous pensions que l’analyse des incidents visait à améliorer la sécurité des vols…

jeudi 17 avril 2025

Débats (4) : Le fonctionnement inapproprié de l’ECAM (Electronic Centralized Aircraft Monitoring)

 

L’ECAM (outil de surveillance électronique centralisée de l’avion) est un outil de surveillance des systèmes avion essentiel pour les pilotes d’Airbus. Il est censé afficher les messages de panne, ainsi que des informations permettant de faciliter le diagnostic et d’aider à orienter la prise de décision.

lundi 7 avril 2025

Le point de vue d’un de nos auteurs, lui aussi pilote de ligne très expérimenté.

 

« As design », agréé comme conçu.

Le constructeur s’exonère de toute responsabilité puisque tous les systèmes impliqués dans l'accident, qu’ils aient fonctionné peu ou prou avaient été validés par les administrations de tutelle lors de la certification de l’avion.

jeudi 3 avril 2025

Débats (3) : La sous-estimation du risque lié à la perte des vitesses consécutive au blocage des trois sondes Pitot à haute altitude.

 

Le risque a été sous-estimé trois fois :

  1. Par l’étude de sécurité incomplète d’Airbus.
  2. Par l’absence de prise en considération de conditions compromettant la sécurité (« Unsafe Condition »).
  3. Par l’absence d‘analyse systémique des incidents graves précurseurs.

mercredi 19 mars 2025

Débats (2) : Le fonctionnement inapproprié* du directeur de vol (FD)

 

Comme nous allons le voir dans cet article, le directeur de vol a eu un fonctionnement inapproprié* après la perte des vitesses consécutive au blocage simultané des 3 sondes Pitot Thalès AA.

*Inapproprié. Définition : Qui ne convient pas à la situation. C’est le terme utilisé par le BEA et bien d’autres comme une incantation pour qualifier les actions du pilote sur les commandes de vol.

lundi 10 mars 2025

Le point de vue d’un de nos auteurs, pilote de ligne très expérimenté.

 

La cause de l’accident a été un décrochage profond non identifié comme tel par l’équipage en raison d’informations systèmes inadaptées, de réactions des commandes de vol (CDV) inconnues et aggravantes, d’informations de paramètres de vol erratiques, de procédures ECAM absentes ou inadaptées ayant provoqué la désorientation des pilotes et leur incapacité à gérer une situation éminemment complexe.

jeudi 6 mars 2025

Débats (1) : Les sondes Pitot et leur réchauffage (PHC)

 

En 13 années d’instruction et 3 mois de procès, les ingénieurs d’Airbus n’ont pas été capables d’expliquer la recrudescence des événements de blocage des sondes Pitot Thalès AA. Les experts judiciaires non plus. Le feront-ils en Appel ?

mercredi 5 mars 2025

Ouverture des débats

 Ce vendredi, nous commencerons à publier une série d'articles qui nous conduiront jusqu'au au procès en Appel. Nous reprendrons, un par un, les thèmes qui ont été débattus lors du procès correctionnel. Ils le seront à nouveau dans quelques mois. Destinées aux familles et à leurs avocats, vous ne trouverez ces analyses nulle part ailleurs.

vendredi 28 février 2025

Le délit déterminé selon la Loi FAUCHON…

 

…pour une personne morale. Synopsis réalisé par un de nos auteurs. Un exemple suivant le cheminement ET/OU.

vendredi 21 février 2025

L'accident expliqué selon le modèle de Reason (vidéo)

Ce diaporama a été présenté lors du procès correctionnel par les conseillers techniques de l'Association Entraide&Solidarité AF 447

vendredi 14 février 2025

Procès correctionnel. Les débats et conclusions

 

Liste des débats lors du procès correctionnel. Ces thèmes seront repris en Appel. Il n’y eut aucun débat sur le respect ou pas de la règlementation par Airbus et Air France.

dimanche 9 février 2025

Une situation catastrophique (suite)

 

Pendant toute l’instruction et lors du procès correctionnel, nous avons fait l’erreur de limiter le débat à propos du risque lié à la perte totale des indications de vitesse entre 2 options : « Risque Dangereux » ou « Risque Majeur ». 

jeudi 6 février 2025

Parole d'expert : la cause de l'accident

 

La cause de l’accident est l’absence de prise en considération du risque catastrophique de perte de contrôle à haute altitude en loi dégradée de commandes de vol en présence de vitesses erronées proches.

...

mardi 4 février 2025

Evolution de la météo dans la ZCIT au cours du vol (vidéo)

La zone de convergence intertropicale (ZCIT) correspond à l'espace où les alizés de nord-est provenant de l'hémisphère Nord et les alizés de sud-est provenant de l'hémisphère Sud se rejoignent.

lundi 3 février 2025

Exemple d’un grave manquement d’Airbus et d’Air France non débattu pendant le procès correctionnel

 

Parmi les règles communes en Europe dans le domaine de l'aviation civile (article précédent) on retrouve cette exigence essentielle :

1.c.4. Les informations nécessaires pour le bon contrôle de la conduite du vol et les informations relatives aux conditions pouvant compromettre la sécurité doivent être fournies à l'équipage /…/ d'une manière claire, cohérente et non ambiguë.

dimanche 2 février 2025

Une mine d'or

 

Dans son jugement, le tribunal correctionnel a affirmé qu’Airbus et Air France ont respecté la réglementation en vigueur mais sans préciser laquelle.

Il n’y eut aucun débat à ce sujet pendant le procès. Personne n’a essayé de démontrer le contraire. Les avocats des parties civiles le feront-ils en Appel ?

samedi 1 février 2025

Un lien de causalité certain avec l'accident

 

Le fait qu’Airbus et Air France n’aient pas, en urgence en l’absence de solution pérenne, pris toutes les mesures envisageables pour éviter que l’A330 du vol AF 447 pénètre dans une zone où le blocage de ses sondes Pitot était possible (les alentours des amas convectifs) a un lien de causalité certain avec l’accident.